ABEILLES :: Récupération d’un essaim (2)
Maintenant que nous sommes prêts, il s’agit d’atteindre l’essaim et de le taper dans une caisse ou directement sur la ruchette.
Quand l’essaim est difficile d’accès, on va couper la branche pour simplifier l’affaire.
Ici, Théo est monté dans l’arbre pour courber la branche





Pas de chance, une partie de l’essaim est tombé au sol… Il va falloir créer des petits ponts (frottés à la mélisse) pour faire monter tout ce petit monde.



Si la reine n’est pas dans la ruche, on verra l’essaim se reformer un
peu plus loin, il n’y a plus qu’à recommencer la manipulation.
C’est ce qui s’est passé du côté du sapin (qui est un thuya), on a coupé les branches à chaque fois pour compléter la ruche, en les posant simplement dessus.
L’essentiel est que la reine se soit installée dans la ruchette, c’est la condition sine qua non pour le reste de la colonie prenne possession des lieux.
Pour savoir si la reine est dedans, on observe les abeilles aux entrées de la ruches, certaines d’entre elles vont lever leur abdomen vers le ciel pour signifier au reste de la colonie que c’est bien là qu’il faut aller.


Dans certains cas, la colonie complète repart dans la journée, menée par
une reine peu convaincue du charmant habitat que l’on avait pourtant
pris soin de lui préparer.
Idéalement la ruchette a été posée à son endroit définitif (orientation sud-est, à l’abri du vent) en prenant soin de laisser suffisamment de place pour échanger la ruchette contre une ruche le moment venu.
Si tout nous semble ok, on pose le nourrisseur et le toit, éventuellement un papier isolant si le temps est frais et on vérifie que la porte est placée dans la bonne position (arches vers le bas).
S’il vous faut déplacer l’essaim, que vous avez trouvé chez tata
Gilberte et qui est allergique, il suffit de placer la porte en position
transport (perforations vers le bas) et d’emporter ce petit monde vers
un petit coin de paradis agrémenté de mille espèces florales.
Dans une dizaine, quinzaine de jours, on pourra ouvrir la ruchette pour contrôler que tout se passe bien, si on ne trouve pas de couvain, que l’on ne trouve pas la reine, que les ouvrières se sont mise à pondre (des faux-bourdons stériles) il faudra taper les cadres un peu plus loin en ayant pris soin d’enfumer largement la ruche afin que les abeilles se fassent éventuellement accepter dans les autres ruches en y apportant un peu de miel…
Si par bonheur, tout se passe pour le mieux, que l’on trouve des cellules de couvains à différents stades, que la ruche est active, on pourra remplacer la ou les partitions par des cadres à bâtir et préparer une ruche définitive pour transfert lorsque tous les cadres seront bâtis et investis..
Il n’y a plus qu’a espérer que la colonie va prospérer et nous faire du bon miel!
Autres billets consacrés aux abeilles (en cours de rédaction) :
Les ruches (détails sur la Dadant, observée en stage)
L’enfumoir
La vie des abeilles : organisation de la ruche
La récolte du miel









