POILS :: Cuniculture - Naissance des lapereaux.
15jours plus tard : des bébés !
15jours plus tard : des bébés !
Samedi, donc, un camarade de promo m'incitait à acheter un des deux lapins qu'il avait apporté à l'occasion d'un mini marché fermier que nous donnions pour les portes ouvertes du bahut agri.
Il faut parfois se laisser faire. Je suis donc repartie avec un fauve de bourgogne. C’était indiqué 2020, les lapins, sur le planning.
Mercredi, jour off, je passe la journée à bricoler un plutôt bel enclos, je veille bien à sécuriser les bordures puis remonte un peu la clôture car ces machins là c'est comme les chats, étirés, debout, ça mesure un kilomètre.
Jeudi matin, ça ne manquait pas, Bulma était au milieu de la cour en train de brouter des tiges séchées de daucus carota, l'enclos n'était pas assez haut..
J'attrape la grille de la cage et capture la bête, sûrement appesanti et benêt d'avoir grignoté la nuit durant. Je peux partir vers la sympathique ferme de Pontijou (41) suivre mon cour de paysannisme.
Ce matin, je m'attriste de le voir serré dans sa geôle et lui laisse la porte ouverte en lui disant bonjour. Elle fait le tour du jardin, sur une zone parfaite pour garder l’œil, puis recommence la visite cette fois en mode soleil.
Il y a trois grosse issues au jardin, elle aura testé les deux plus tricky pour moi. D'abord le parc qui jouxte mon jardin, que je ne peux atteindre sans contourner le pâté de maison ; le lapin est là dans les violettes, il se laisse ramener vers l'autre côté de la butte (-> paf et 10m de grillage à poser).
Hyper curieux et pressé d'avancer pour tout voir le bestiau..
Le fond du jardin est déjà grillagé, il y avait des porcs jadis.
Rassurée, je continue de fêler du bambou avec une serpette pour faire une toiture, je suis dans la montagne chinoise et j'ai les cheveux au vent comme une vloggeuse en vogue, sous une pluie de fleurs de sakura.
Une vive douleur me sort de de ces vessies pour des lanternes.
Oh merde,
on voit l'os,
je nettoie mon index, c'est profond mais net, le doigt bouge, et… le fil là, c'est peut être bien ce qui permet de réussir l'action.
Stripes, protection contre la crasse et c'est reparti.
Je vois ou j'entends le lapin de temps en temps et le suis comme ça. Là, ça vient de froisser dans mon dos, il est passé sur le terrain en friche de Janine, ma voisine côté est.
Bubul s’y élance, un pré avec milles choses à découvrir est à l’horizon.
Là, il faut filer, passer la barrière et retrouver notre fugueuse sinon c'est le bordel.
Je brave les jeune ronces qui commencent à lancer leurs lianes, me faufile au travers des sumacs et après deux trois passe-passe, attrape le lapin. Maintenant il faut repasser la clôture mais avec 2-3kgs dans une mains avec pour poignée une surface de gras recouverte de poils, ça glisse; J’ai un peu peur de laisser tomber le lapin, je serre bien le temps d’escalader le portail, tout va bien, c’est fini. Je peux respirer, refaire mon pansement et un café.
Je n’ai toujours pas retrouvé mon câble pour les photos…
J‘ai profité d’une journée off qui tombait bien pour construire un parc pour Cunigonde, le lapin
Je m’y suis mise à 8h30 ce matin, à peu près fini de sécuriser (avant la suite, encore du taf) à 19h
Les photos et le détail viendront demain, problème de transmission de flux numérique, du coup je prépare des petites fiches.
Le résultat n’est pas trop déconnant pour une mission de cette ampleur sur une seule journée. Je suis proud.
Surprise!!!
Hier mon ami, resté à la maison pour la semaine (le chanceux!), s’inquiétait de voir Bubu s’arracher les poils, il m’annonce ça à midi. Pour moi et mes rapides lectures web pendant mon temps de pause, c’était une grossesse nerveuse ou un stress, peut-être une dermite fulgurante, peut-être à cause des fourmis qui sortent d’hivernation, ou peut-être….?
non, impossible qu’elle mette bas, Alain ne mélange pas les mâles et les femelles pour ne pas avoir de consanguinité…
Je pars suivre mon cours d’apiculture de l’après midi avec les fantastiques frères Souvent (Mesland 41) et à mon retour, j’apprends qu’une dizaine de petits sont nés !
F. me raconte que la lapine les a “pondus” là, près de la porte, il y en a un qui déjà sorti de la cage et un autre malheureusement coincé entre le grillage et le trou qu’avait commencé à creuser notre fugueuse (et qui lui sert de chiotte, il a du resté accroché à la mamelle et tomber là).
18h30, mon Mimi n’ose toujours pas ouvrir la porte de l’enclos et les prendre pour les transférer dans le nid, les averses menacent, il fera encore un peu froid cette nuit, les photos qu’il m’envoie me tournent le cœur, je n’ai pas le choix, je file m’enquiller l’heure trois quart qui me sépare des pinpins.. Celui tombé dans les latrines est sale et très peu vif, je le met dans le nid toute de même après lui avoir rincé délicatement le museau, sait-on de quoi est capable la vie…
Les autres sont vraiment pimpants et se tiennent chaud, en boule.
La vidéo, c’est celui qui avait pris la poudre d’escampette en dehors.
A l’aube, avant de repartir pour le département du dessus, je prélève le faible d’hier, froid, pour l’enterrer.
ça gigote bien sous la cloche de poils montée par ma pipine dans la boîte. Tout va bien, je peux retourner aux abeilles, à peu près sereine.
PS : Merci Mimi d’avoir été là <3
https://www.cuniculture.info/Docs/Elevage/Histori-01.htm#plan
Très bon site sur la cuniculture, simple efficace, et un peu le seul,
L’option garenne me branche pas mal pour le futur, j’adore le texte d’Olivier de Serres.
internet m’a menée dans les tréfonds de pièces aménagées en bunnydollhouse, flippant. Quand je vois le bonheur que manifeste le lapin dès qu’on sort de la maison, et de la cage, je ne vois pas comment l’y remettre. Certes, Bulma n’est pas née au jardiland… “Arrêtez de manger de la viande!”-> mais what about pets?
Ma vilaine voisine trouve cela super gitan, moi si dirais “arte povera”.
J’ai laissé assez de hauteur pour pouvoir entrer dedans et nettoyer.
Complètement gaga de ces zozos là.
Bulma a sevré les petits à deux mois, elle préférait aller gambader librement dans les herbes voisines. J’ai conçu un enclos avec des mailles à 2.5cms (les petits passaient à travers les 5, j’en ai perdu 3 comme ça..)
J’ai fabriqué une cage en grillage carré 1cm
, 50x80cms,
pour Bulma (récupérée non sans un petit scalp,
après avoir bouffé les choux rouges du gendarme et d'Adrienne, sous la voiture de la femme d’Etienne ; à 3 c’est nettement plus simple que toute seule!).
Pas simple de la voir enfermée mais.. elle est plus docile maintenant… la geôle fonctionne bien pour la manipulation. muahahah
La semaine dernière j’ai terminé une troisième et dernière cage (dimensions selon arrivages) pour sexer les bestiaux… c’est pas zeasy.
Persuadée depuis le début que Poil est un mâle, il semblerait finalement que non, j’espère avoir encore un peu de marche d’erreur avant le déménagement.

Le dîner : Herbes fraîches variées (jeunes feuilles de ronces, fanes de carottes sauvages, fanes de fenouil,épinard, endive, pissenlits, laiterons, liserons, saule, sauge, menthe, et autres, roulées dans de la bardane et de la consoude) et carottes de fond de frigo de l’Auberge de l’Indrois (merci Etienne! <3 )
Pour la ration, je mets du foin et de l’eau à volonté, une portion de granulé/jour et de la verdure selon arrivage.
Ils sont super rigoulos quand ils mangent.

Pastis, le mâle (en suis-je sûre?)

Bubul, avec son col de fourrure

Pétula et Poile

Pastelle en premier plan

un insecte
Et la grosse qui dévore ses feuilles de fraisier
“Par contre il a perdu des poils, j’en ai enlevé une pleine brouette!”
Les avancées du dégraissage. j’ai utilisé mon petit opinel et finalement ma demi lune de maro.
J’ai fixé la peau au cadre en utilisant une agrafeuse murale en tirant la peau avec une petite pince d’élec que je chevauchais pour tirer l’agrafe plus tard. J’ai retendu souvent. J’utilisais la demi lune pour tirer la peau et l’assouplir.
Finalement
ça m’aura pris la journée
et j’ai enroulée à nouveau la peau dans du sel. Je vais la retendre aujourd'hui pour la laisser sécher la semaine. idéalement il faudrait que je la travaille tous les jours, puis-je l’apporter chez mes hôtes de Bourges?
J’en ai compté 9, donc pas de décès supplémentaire depuis mercredi!
Certains sont vraiment riquiquis par rapport aux autres. EN fait, le premier formé dans l’utérus de la mère sera le plus gros, et cela va de manière décroissante jusqu’au dernier de la portée. La précocité des lapereaux est calquée sur ce pelotons là, ainsi le plus petit ouvrira les yeux en dernier alors que le plus gros sera déjà en train de s’échapper de l’enclos.
La mère n’est pas très présente et ne viendra nourrir les petits qu’une à deux fois par jour pendant un temps très court. Les petits changent de mamelle au fil de la tétée, ce qui permet à 10 petits de se nourrir sur 8 trayons.
Ok, on s’y remet!
Après un long temps de silence, il est temps de remettre ce site à jour.

Dalhia - fleur comestible